Dernière mise à jour : 9 juillet 2026
Les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), comme les trottinettes électriques, les monoroues, les gyropodes, les hoverboards ou certains fatbikes électriques, sont soumis à une réglementation spécifique en France.
Découvrez les règles en vigueur, les équipements obligatoires, les sanctions encourues et l’historique des principales évolutions.
Quels véhicules sont concernés ?
La réglementation s’applique notamment aux :
- 🛴 Trottinettes électriques
- 🚲 Fatbikes électriques (selon leurs caractéristiques)
- ⚙️ Monoroues électriques
- 🔵 Gyropodes (Segway…)
- 🛹 Hoverboards
⚠️ Les vélos à assistance électrique (VAE) respectant les normes européennes ne sont pas considérés comme des EDPM.
Quelle est la vitesse maximale autorisée ?
Les EDPM sont limités à :
25 km/h maximum.
Tout véhicule pouvant rouler plus vite sans homologation est interdit sur la voie publique.
Le débridage est interdit.
Âge minimum
Pour conduire une trottinette électrique sur la voie publique :
14 ans minimum.
Où peut-on circuler ?
En ville
Autorisé :
- pistes cyclables ;
- bandes cyclables.
À défaut :
- routes limitées à 50 km/h maximum lorsque la mairie l’autorise.
Interdit :
- trottoirs (sauf autorisation municipale ou trottinette tenue à la main).
Hors agglomération
Uniquement :
- voies vertes ;
- pistes cyclables.
Les équipements obligatoires
Le conducteur doit disposer :
Obligatoires sur l’engin
- freins efficaces ;
- avertisseur sonore ;
- feux avant et arrière ;
- catadioptres.
Obligatoires selon les conditions
De nuit ou par faible visibilité :
- gilet rétro-réfléchissant ou équipement réfléchissant.
Le casque est-il obligatoire ?
Le casque :
- fortement recommandé en agglomération ;
- peut être obligatoire selon certaines réglementations locales ou sur certaines voies.
Pour les mineurs, son port est vivement conseillé.
Assurance obligatoire
Oui.
La responsabilité civile spécifique est obligatoire pour les EDPM motorisés.
Une assurance habitation classique ne couvre pas toujours ces véhicules.
Fatbike : quelle réglementation ?
Tous les fatbikes ne sont pas soumis aux mêmes règles.
Vélo à assistance électrique (VAE)
S’il :
- assiste uniquement au pédalage ;
- développe une puissance maximale de 250 W ;
- coupe l’assistance à 25 km/h.
➡️ Il est considéré comme un vélo classique.
Fatbike non conforme
S’il :
- possède un accélérateur sans pédalage ;
- dépasse 25 km/h ;
- développe une puissance supérieure à 250 W.
➡️ Il peut être assimilé à un cyclomoteur.
Dans ce cas, il peut nécessiter :
- homologation ;
- immatriculation ;
- assurance spécifique ;
- casque homologué ;
- permis selon la catégorie.
Les principales amendes
| Infraction | Amende |
|---|---|
| Circuler sur un trottoir | jusqu’à 135 € |
| Débrider un EDPM | jusqu’à 1 500 € |
| Transporter un passager | 135 € |
| Absence d’assurance | plusieurs milliers d’euros de conséquences possibles selon les dommages |
| Circuler avec un véhicule non homologué | sanctions prévues par le Code de la route |
Peut-on rouler à deux sur une trottinette ?
Non.
Les EDPM sont conçus pour une seule personne.
Peut-on rouler sur le trottoir ?
En règle générale, non.
Sauf dispositions prises par la commune.
Une assurance est-elle obligatoire ?
Oui.
Les EDPM motorisés doivent être assurés.
Un fatbike est-il toujours considéré comme un vélo ?
Non.
Cela dépend :
- de sa puissance ;
- de sa vitesse maximale ;
- de la présence d’un accélérateur.